Lexique

De Conservation à Générativité

Conservation
Dans la théorie du développement cognitif de Piaget, il s'agit du concept selon lequel l'aspect quantitatif d'une chose n'est pas affecté par un changement dans l'apparence de la chose. Par exemple, un enfant qui ne possède pas la conservation des volumes va croire que le fait de changer la forme d'une de deux boules de pâte de mêmes dimensions va changer la quantité de pâte.

Constance perceptive
Maintien des caractéristiques objectives de l'environnement en dépit des variations de la stimulation. Les principales constances perceptives dans le domaine de la vision sont les constances de luminosité, de couleur, de forme et de grandeur.

Courbe de distribution normale
Courbe en forme de cloche qui est symétrique par rapport à la moyenne. Cette courbe est une distribution de probabilités de plusieurs phénomènes naturels. Par exemple, le quotient intellectuel (QI) a une courbe de distribution normale de moyenne égale à 100. Plus on s'éloigne de cette moyenne, moins il y a d'individus. Ainsi, il y a autant de personnes qui ont un QI de 70 (100 - 30) qu'il y a de personnes qui ont un QI de 130 (100 + 30).

Déplacement
Oubli d'un élément d'information lorsqu'un ajoute un nouveau élement dans une mémoire à court terme qui est remplie. C'est essentiellement un phénomène de débordement. Vu qu'il n'y a plus de place pour ajouter un nouveau souvenir, le premier souvenir qui fut placé en mémoire est éliminé.

DSM-IV
«Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders» (4e édition) (Manuel diagnostique et statistique des maladies mentales). Il s'agit d'un système de classification des maladies mentales développé par l'American Psychiatric Association. Pour chaque maladie mentale, on donne une liste de symptômes qui doinent être présents pour que le diagnostic s'applique.

Développement cognitif ou intellectuel
Les séquences du développement cognitif peuvent  être identifiées de la même façon que celles du développement physique. Jean Piaget, un psychologue suisse, a proposé des stades du développement cognitif qui sont largement reconnus par les autres spécialistes travaillant dans ce domaine.

Le stade sensori-moteur
Selon Piaget, le stade sensori-moteur s’étend de la naissance jusqu’à l’âge de deux ans environ. Au début, l’enfant est complètement égocentrique et incapable de distinguer entre lui et la réalité extérieure. Il apprend peu à peu à comprendre ses sensations, et développe ses habiletés perceptuelles. Il commence à saisir les relations de cause à effet et il manifeste des comportements intentionnels et anticipatoires.

Le stade préopératoire
Au cours du stade préopératoire, qui s ‘échelonne de deux ans à sept ans, l’enfant fait des progrès considérables au niveau de son habileté à utiliser le langage, le dessin ou le jeu symbolique pour représenter les choses. La conceptualisation et le raisonnement logique se développent.

Le stade des opérations concrètes
De l’âge de sept ans jusqu’à onze ans, c’est à dire le stade des opérations concrètes, la pensée de l’enfant est caractérisée par la logique, la compréhension des rapports entre deux évènements et une plus  grande capacité à coordonner une série d’éléments. Cependant, la pensée de l’enfant reste liée à des choses concrètes et sa pensée abstraite est encore à un stade très rudimentaire.

Le stade des opérations formelles
De onze  ans jusqu’à l’âge adulte, durant le stade des opérations formelles, la pensée de l’enfant progresse et incorpore des règles formelles de logique. L’enfant apprend à comprendre les concepts abstraits et il peut généraliser d’une situation à l’autre. Il s’intéresse au futur et utilise théories ou hypothèses pour évaluer ce qui pourrait arriver.

La théorie de Piaget insiste sur la séquence des évènements liés au développement cognitif. Les âges correspondent à des âges moyens ou typiques, mais ne constituent pas une limite. En mettant l’accent sur la séquence, l’aspect quantitatif du développement cognitif a tendance à être minimisé. Cet aspect est habituellement étudié par rapport à l’intelligence.

Développement du langage

Les signes et les symboles
Les signes et les symboles sont des signaux ou stimuli pouvant être utilisés pour communiquer. Ils sont différents par rapport à l’origine de leur signification : la signification d’un signe découle de la nature même de ce dernier tandis que celle d’un symbole dépend de ce qu’un nombre de personnes (ou autres organismes) ont accepté comme signification. Tout mot, dessin, geste, etc., peut servir de symbole en autant qu’il y ait entente sur leur signification.

Le langage parlé et le langage écrit
Chez les êtres humains, le langage se développe sur deux modes différents, soit le mode parlé, soit le mode écrit. Le langage écrit est relié à la présentation visuelle de mots, tandis que le langage parlé dépend de l’émission et de la réception de sons.
En général, l’usage des mots diffère quelque peu selon le mode de langage utilisé (c’est à dire écrit ou parlé). Les mots sont utilisés à des fréquences différentes, sont disposés d’une autre façon et sont répétés plus souvent dans le langage parlé. En général, le langage parlé est plus familier et désinvolte, et le langage écrit est plus formel et recherché.

La construction et l’utilisation des mots
Les psycholinguistes ont étudié en détail la construction et l’utilisation des mots. Leurs recherches ont mené à l’élaboration des termes et constatations qui suivent :

Phonèmes: Les phonèmes constituent les unités phoniques (ou sons) de base de toute langue. Les jeunes enfants semblent avoir de la facilité à produire les phénomènes de plusieurs langues, mais apprennent vite à se limiter à ceux qui sont appropriés à la langue qu’ils sont entrain d’apprendre.

Syllabes :
Même si les phonèmes constituent les unités de base du langage, ce ne sont pas eux qui sont « perçus » ou sur eux qu’un émetteur ou un récepteur se concentrent. La personne qui émet ou celle qui reçoit un message se concentre plutôt sur les syllabes qui sont composées d’un ou plusieurs phonèmes.

Morphèmes :
Les morphèmes se définissent comme étant les plus petites unités significatives du langage. Cependant toutes les syllabes ne sont pas des morphèmes parce qu’elles n’ont pas toutes une signification lorsqu’elles sont prises séparément. Un morphème peut contenir une ou plusieurs syllabes.

Mots :
Les phonèmes , les syllabes et les morphèmes constituent la structure des mots. Les mots sont les symboles utilisés dans un langage.

Locutions, propositions et phrases : La combinaison des mots permet de construire des locutions, qui en retour, peuvent constituer des propositions ou des phrases. Une phrase peut contenir plusieurs propositions, chacune faisant l’(objet d’une attention particulière de la part de celui qui reçoit le message.

Développement moral
Le développement moral est souvent étudié comme faisant partie du développement social. L’apprentissage de ce qui est considéré comme bien ou mal (ce qui est évidemment fonction de la société dans laquelle l’enfant vit) semble suivre une séquence comparable à celles du développement social, cognitif et physique. Le développement moral semble s’effectuer en trois stades. Au premier, stade prémoral, l’enfant se comporte comme il se doit par crainte d’être puni ou pour recevoir une récompense ; il ne reconnaît pas encore de principe supérieur. Au deuxième stade, stade consistant à se conformer aux conventions établies, l’enfant agit selon les attentes de la société. Au troisième et dernier stade du développement moral, celui des valeurs personnelles, la conduite de l’individu est déterminée par des principes abstraits qu’il accepte personnellement plutôt que par convention ou en fonction de récompenses ou de punitions.

Échelle non verbale
Une des deux parties des tests d'intelligence de Wechsler (l'autre étant l' échelle verbale ). L'échelle non verbale est constituée d'un ensemble de sous-tests qui mesurent principalement la capacité à représenter les objets dans l'espace, l'attention et la compréhension des relations sociales.

Échelle verbale
Une des deux parties des tests d'intelligence de Wechsler (l'autre étant l' échelle non verbale ). L'échelle verbale est constituée d'un ensemble de sous-tests qui mesurent principalement la capacité à manipuler des symboles abstraits comme le langage et les notions arithmétiques.

Effet Barnum
Tendance à considérer des énoncés généraux sur la personnalité comme s'appliquant à soi personnellement.

Empan mnésique
Nombre maximum d'éléments d'informations qui peut être placé dans la mémoire à court terme. L'humain a un empan mnésique qui varie de 5 à 9 éléments. La moyenne se situe à 7 éléments d'information.

Fabulation
La fabulation st une erreur mnésique qui se manifeste dans des conditions de motivation élevée. Les personnes qui se voient demander de se rappeler un événement particulier, peuvent avoir tellement hâte de la faire qu’elles peuvent fabriquer un récit qui semble approprié. Ces personnes peuvent croire que leur récit est véridique même s’il renferme des combinaisons de plusieurs souvenirs ou des mélanges de faits et de fictions. En les questionnant sur ces erreurs, très souvent les sujets sont incapables de les identifier.

Facteurs de l’intelligence selon Thurstone
L.L.Thurstone s’est servi de l’analyse factorielle pour définir sept caractéristiques de base qui semblent constituer l’intelligence. Les sept facteurs en question sont les suivants :

La compréhension verbale : définition et compréhension des mots
La fluidité verbale : aptitude à penser à des mots rapidement
Le facteur numérique : aptitude à résoudre des problèmes d’arithmétique
Le facteur spatial : aptitude à saisir des rapports spatiaux
La mémoire brute : aptitude à mémoriser et à remémorer
Le facteur perceptuel : aptitude à saisir rapidement les ressemblances, les différences et les détails d’objets ou de stimuli
Le raisonnement (ou raisonnement inductif) : aptitude à comprendre les principes ou les concepts nécessaires à la résolution de problèmes.

Outre ces facteurs, Thurstone a suggéré l’existence d’un facteur général (ou facteur G) qui représente une forme d’intelligence générale reliant toutes ces caractéristiques séparées.

Facteur g
Concept proposé par Spearman selon lequel il y aurait chez tous les humains un facteur général d'intelligence. Cela implique qu'un individu devrait réussir relativement au même niveau à tous les sous-tests des tests d'aptitudes intellectuelles . Cette conception s'oppose à celle de Thurstone selon laquelle il y aurait, au sein d'un même individu, des intelligences spécifiques et relativement indépendantes les unes des autres.

Formation réactionnelle
Mécanisme de défense par lequel une personne désavoue un mobile répréhensible en exprimant avec force le mobile contraire (ex : le père d'un enfant non désiré surprotège son enfant et lui offre de nombreux cadeaux pour se convaincre lui-même qu'il aime son enfant).

Fréquence spatiale
Motif constitué d'une alternance de bandes foncées et de bandes claires. Plus les bandes sont étroites, plus la fréquence spatiale est élevée. Ces motifs sont utilisés, entre autres, pour mesurer l'acuité visuelle et la sensibilité aux contrastes.

Générativité
Associé au septième stade du développement psychosocial de Erikson. Il s'agit d'une préoccupation chez les personnes d'âge mûr, à vouloir guider les générations futures.


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